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CHRONIQUES SALSA PAR SALSA LAVAL : DEVENEZ UN BON DANSEUR DE SALSA !

dimanche 23 mars 2008

Mythe 04 : Stéréotypes de la SALSA

Voici la définition du stéréotypage :

Le stéréotypage est une forme de discrimination raciale. Le stéréotypage comporte généralement l’attribution des mêmes caractéristiques à tous les membres d’un groupe, en gommant leurs traits individuels. Ce procédé se fonde souvent sur des idées erronées, une information incomplète et/ou de fausses généralisations.

Même les personnes bien intentionnées et n’ayant pas de parti pris ouvert peuvent s’adonner au stéréotypage.

Or, il existe plusieurs stéréotypes dans le domaine de la danse :

(1) Les personnes d'origines latines, dansent mieux...

(2) Les personnes de race noire, ont plus de rythme...

(3) Les personnes asisatiques sont meilleurs en technique...

Je crois les avoir tous entendus. Évidemment comme la définition le mentionne : ont attribue à tous les gens de ces communautés, les mêmes caractéristiques... Un peu comme dire que tous les Japonais sont excellents en KARATÉ !

C'est faux et archi faux. J'ai rencontré des professeurs de danse d'origine latine qui n'avaient aucuns déhanchements ou de pédagogie. J'enseigne à des gens de race noire à bien comprendre la musique et j'ai plus de technique que certains de mes collègues asiatiques...

Alors quand vous voyez une annonce du type : " Cours enseigné par un vrai professeur latino "... Eh bien, cela veut juste dire que cette personne veut profiter du STÉRÉOTYPAGE associé à sa culture... Cela ne met aucune garantie sur ses propres qualités de danseur ou d'enseignant... Même que je crois que vous devriez vous éloigner d'une personne qui a ce type de pensée... Pourquoi ?

Eh bien parce que cela dit sous le couvert des mots que nous, les Québécois, nous ne savons pas enseigner la SALSA ! Que nous sommes des imbéciles quand vient le temps de danser... ! Mais vous allez me dire que c'est faux, nous savons enseigner la danse et nous ne sommes pas des imbéciles non ? Alors...vous voyez, c'est un autre MYTHE DE LA SALSA !

Ne doutez pas qu'il y ait de bonnes personnes et de mauvaises dans tous les groupes ethniques peut importe la partie du monde que vous êtes. Nous sommes humains alors tous pareils. Nos agissements ne sont pas fondés sur notre race mais nos croyances, notre éducation, nos expériences etc.



J'entends aussi des fois des choses qui me désolent comme : Je n'irai pas à ce club là car il y a trop de gens de cette race là. Woooo... Moi cela me fait peur en 2008. Moi qui ai vécu aussi longtemps au Mexique et qui ai tant voyagé... Je suis trop ouvert aux autres cultures et ça me frappe plus fort je crois.

La danse est un trait universel de l'être humain et ce, depuis des millénaires ! Chacun s'y adonne à sa propre façon. Nous ne devrions pas voir autre chose qu'une personne qui veut s'amuser sur la musique avec nous quand on danse.

La religion, la culture, la race, la couleur ne doit pas être prise en considération dans nos choix de danse ou de visite d'un lieu. Tous devraient garder la danse comme une porte ouverte sur le monde et ne pas transférer les stétérotypes de la société dedans.

C'est une responsabilité commune mes chers amis,

Amusez-vous bien et restez loin du stéréotypage ( tout court ) !

Stéphane Salsa Laval

mercredi 19 mars 2008

LEAD AND FOLLOW DE LA SALSA !

Bonjour !

Bien content d'avoir reçu encore vos bons commentaires pour mes récentes chroniques. Plusieurs personnes me confirment effectivement que ces mythes se retrouvent très fréquemment et encore plus près que vous ne le croyez...

Aujourd'hui je veux aborder la notion de "LEAD AND FOLLOW".

Nous oublions nous, chers danseuses et danseurs de Salsa, que la Salsa n'est pas que des routines à placer les unes aux autres en continu... Nous oublions même parfois que la notion "d'erreur" est acceptable voir impossible à ne pas la rencontrer dans une soirée si l'on danse au maximum de ses capacités.

Nous oublions que la complicité en danse passe aussi par le "LEAD AND FOLLOW".

Qu'est-ce que cette notion ? Eh bien je dirais que c'est en gros "LA COMMUNICATION" qui devrait exister entre les partenaires. Je parle ici de l'aspect technique qui relie les partenaires à comprendre ou être compris. Le canal d'informations.

Pour avoir les bases techniques du "LEAD AND FOLLOW", cela vous prend :

1- Un Salséro !

2- Une Salséra !

3- Une connection de danse.

4- Une distance courte mais respectable.

5- Les regards aux bons endroits.

6- Une écoute musicale.

7- De bons automatismes ( réciproques ).

8- Une disponibilité de la femme.

9- Un leadership de l'homme.

10- Le plaisir de danser.

C'est plus complexe que vous ne le croyiez hein ? Cela en prend des choses pour avoir une COMPLICITÉ, une CHIMIE, de la FLUIDITÉ etc...

Pour les points 1 et 2, j'assume ici que vous les avez ! Hihihihi, et peut importe leur niveau respectifs !

3. LA CONNECTION DE DANSE :

La connection de danse est l'appui constant des doigts de la femme sur les doigts de l'homme. C'est un appui qui peut se mouvoir dans tous les sens afin de faire des rotations sans perdre le contact. Vous vous lâchez les doigts sans que cela soit décidé ou planifié ? Vous avez rompu la communication.

C'est un élément réciproque. Autrement dit, autant l'homme que la femme doivent la préserver. L'homme est le seul a pouvoir la délaisser ou l'abandonner ou la modifier en la plaçant à un autre endroit pour la récupérer.

La femme a le devoir de la maintenir mais pas jusqu'à une perte d'équilibre ou d'une longueur plus grande que ses bras. Il faut donc être souple sur la connection mais garder le contact !!!

Je dois vous mentionner que les partenaires ne doivent pas d'habitude retenir ( comme en pince ) les doigts de l'autre, sauf en cas de nécessité :

a) complexité de la technique à exécuter.

b) un style temporaire.

c) une perte d'équilibre où on empêche un accident éventuel.

Ainsi, le "LEADER" peut diriger les bras de la femme dans toutes les directions sans qu'il n'y ait de contraintes articulaires.

4. LA DISTANCE :

La distance idéale en danse pour le lead and follow est habituellement les coudes fléchis réciproquement. Si vous êtes en mesure d'avoir votre connection de danse dans cet espace, alors, vous êtes à une distance idéale.

La distance doit se maintenir tout le temps afin d'éviter les exagérations et partager l'espace avec les autres danseurs. Allez-y de vos pas les plus petits mais correctement déposés au sol.

Cela sera de toute manière plus facile pour intégrer la vitesse et le mouvement des hanches, si requis.

Le leader devrait guider la majorité des tours pour sa partenaire en ayant le coude fléchi, ce qui indique clairement la zone où peut évoluer le follower et permettre une exécution des mouvements dans la zone de confort.

5. LES REGARDS :

Trop c'est comme pas assez ! Les leaders qui sont connectés droit dans les yeux de leurs partenaires tout le temps apportent un côté "bizarre" au déroulement de la danse. Vous devez regarder votre partenaire de temps en temps certes mais ne devenez pas accrochés.

Le leader doit avoir en tout temps une notion précise d'où il envoie sa partenaire sur le plancher de danse. Il n'est jamais agréable de marcher ou se faire marcher dessus ou encore percuter le dos ou un autre danseur/danseuse. Ce n'est pas "social" comme attitude.

Donc je dirais que pour le 1,2 le leader peut regarder sa partenaire. Le 3 devrait selon la circonstance être pour regarder le mouvement de groupe sur le plancher de danse, juste avant de guider le 5. Les temps 6-7 sont des temps d'exécution, le leader regarde et observe le déroulement global pour la fluidité et corrige la distance ou la technique au besoin.

Évidemment je donne ces notions à titre d'exemple et elle ne saurait s'appliquer à tous les cas, mais en base débutante, c'est pas mal ça !

Les femmes devraient si elles n'ont pas de Ladystyling, head whip ou autres attitudes avancées, regarder où leurs orteils pointent. Ainsi on évite de perdre le fil et/ou l'équilibre. C'est aussi le meilleur endroit pour voir les suggestions ou les mains !

6. L'ÉCOUTE MUSICALE :

L'écoute musicale est plus qu'importante, elle est essentielle. Combien de danseurs hésitent, et se retrouvent sur 1,2,3 quand l'autre partenaire est sur le 5,6,7 ?? Wow... comment appliquer les règles du lead and follow quand on est pas coordonnés sur la musique !

Alors portez une attention sur la musique, rythme, creux musicaux, sensualité etc. Cela façonnera un meilleur contact avec le partenaire.

Le leaders devraient aller dans le sens de la musique, si c'est "sexy", lâcher les "spins" de 30 tours... Cela est bizarre !

7. LES AUTOMATISMES :

L'automatisme le plus important pour le follower, est de ne pas arrêter de danser. Même si le leader s'immobilise, elle doit continuer ses pas, son styling etc.

L'automatisme du leader est surtout centré à faire ressentir correctement les mouvements à sa partenaire sur le bon timing. Le 1 et le 5 sont des temps les plus propices aux débutants à parfaire leur leadership. Parcontre n'oubliez pas que les danseurs avancés guident leurs partenaires sur tous les temps de la phrase musicale : 1,2,3,4,5,6,7,8.

Le standard est aussi à considérer dans les automatismes de la femme. Le standard est quoi faire avec ses bras dans des situations bien précises. Les bras doivent être mobiles. Vous ne pouvez les avoir en bas tout le temps !

8 : LA DISPONIBILITÉ DU FOLLOWER :

Dans cette partie, la femme doit penser à deux attitudes de base :

a) les bras doivent être souples pour que l'information se rende jusqu'à un ressenti.

b) elle ne doit pas faire ressentir le déplacement de son corps dans ses bras, s'accrocher, s'appuyer ou partir avec le bras et les connections de danse.

Tout doit être contrôlé et souple dans l'exécution. Une fois votre bras levé plus haut que le standard, vous êtes molles et attentives, tout en poursuivant l'intention initiale du bras. C'est un lancé du bras ? Eh bien, votre bras doit redescendre !

Vous devez doser le poids déposé sur vos pieds pour ne pas que le haut du corps entre dans la balance. La raideur des bras est à proscrire en tout temps, elle vous empêche de ressentir et projette votre corps dans le décor.

Un abandon ( une disponibilité ) est donc requise de vos bras. Vous conservez tout de même le contrôle de tout le reste mesdames !!!

9 : LE LEADERSHIP DE L'HOMME :

En danse, le leader est là pour régulariser. Il appuie sur des boutons et s'attend à des réponses. Il doit être ouvert aux erreurs de perception et s'ajuster à la situation autant qu'au niveau de la danseuse.

Trop de leaders ne se montrent qu'eux-mêmes... Vous êtes là pour bien faire paraître la femme et elle aussi en fera de même. Alors si elle n'a pas la capacité de danser 4 tours, ne le faites pas et de grâce, testez d'abord 1 tour !!!

Dans la gestion des erreurs :

a) Ne formez pas votre danseuse en club en lui expliquant verbalement ce qu'elle devrait faire. Si elle a besoin d'une explication verbale c'est soit que la technique que vous effectuez est trop complexe pour son niveau de danse ou que vous avez mal guidé. That's it !

b) Ne forcez pas les mouvements. Notre rôle est de SUGGÉRER pas d'OBLIGER. Ainsi si vous dévissez le bras de la follower pour rentrer votre routine, je crois que vous passez à côté de votre rôle !

Laissez de la place à l'expression personnelle : Lâchez ses mains de temps en temps, investissez du temps sur votre styling et de grâce, faites autre chose que votre pas de base... vous endormez tout le monde et l'espace de danse que vous avez, vous allez vous la faire ravir !

10. LE PLAISIR DE DANSER :

Le plaisir de danser c'est très personnel mais il devrait être là. Sinon, abandonnez la danse, personne ne veut de "STUCK UP" sur les planchers de danse SALSA.

Néanmoins, n'ayez aucun "STRESS" de performance. La danse c'est le plaisir. Vous ne devez jamais penser que vous aller décevoir qui que ce soit. Il ou elle a accepté(e) de danser avec vous ? Eh bien c'est ça... Débutant, intermédaire, avancé... C'est juste une catégorie de danseurs... Et parfois on a pas la "classe" de sa catégorie...! Alors pour un ou une imbécile, qui vous fera passer un mauvais moment, ne généralisez pas ! Faites plutôt passer le message et il ou elle ne trouvera plus personne avec qui danser dans la place...

N'oubliez pas que c'est "social" et pour le divertissement, sinon allez en compétition si vous croyez que vous en avez le temps, les capacités et la détermination.

Ne dansez pas en CLUB pour montrer que vous êtes bons... Danser pour rendre les autres BONS et vous le deviendrez sans cette agaçante attitude condescendante que certains ont, en autres en s'affichant avec leur logo de clan.

Gardez le sourire et faites passer du bon temps aux gens autour de vous !

A+

Stéphane

Salsa Laval

dimanche 2 mars 2008

MYTHE 03 : LES COURS GRATUITS OU SESSIONS DE SALSA À PRIX MODIQUE --- Mythes ou légendes urbaines de la SALSA au QUÉBEC !

Le mythe des cours gratuits est un appât publicitaire ( MARKETING ), afin de vous inciter à joindre une école. Cet incitatif vous pousse alors à joindre cette école, non pas sur le fait qu'elle se distingue par des professionnels compétents, un horaire variable, des cours structurés de qualité, une réputation établie depuis des années ou encore un vrai studio de danse avec une atmosphère latine... bien non !

Ils vous donneront un cours dans la mesure du mythe 01 ( voir chroniques précédentes ) et puisque vous êtes sur place, peut-ëtre prendrez vous une décision hâtive à leur avantage !

Le mythe du cours gratuit est répandue des personnes qui louent des salles à gauche ou à droite ou qui ne sont pas des professeurs de danse reconnus dans le domaine ou les deux. ils vous chargent un prix équivalent à une école de danse et parfois plus cher. D'autres eux, vous donnent des cours à très bas prix ( ex : 80 $ ou 90 $ pour une session ).

COMMENT EST-CE POSSIBLE ?

C'est très facile. Ils ne sont pas propriétaires de leurs espaces et peuvent disparaître en tout temps au besoin. Ils ne sont pas des entreprises enregistrées et ne paient donc pas leurs droits d'existence. Ce sont des revenus au noir...

De plus, ils n'ont souvent qu'une journée à vous offrir et seulement 1 heure de cours et rarement plus.

Vous payez donc cher pour peu de services car une personne qui n'a pas la chance de pratiquer au moins 2 fois par semaine, ne se développera pas adéquatement. De plus 1 heure de cours n'est pas suffisant pour être mentalement disposé à apprendre. La très grande majorité de ces cours sont décevants car les personnes qui enseignent :

- Acceptent tout le monde sans faire de cas sur l'équilibre des cours ( hommes / femmes )

- Acceptent un nombre trop grand d'élèves afin de faire le maximum de profits ( Quand ils réussissent à attirer suffisamment de monde... )

- Ils n'ont pas de miroirs ou une surface de danse adéquate.

- Il n'y a pas d'atmosphère ( une salle de cours éclairée aux néons, un système de son portatif, médiocrité du décor etc. )

Puisque ces personnes n'ont pas les charges, la formation et la structure requise : Ils vous enseignent n'importe quoi car ils ne défendent aucun "standard" de qualité jour après jour dans la communauté de danse.

Vous vous retrouvez donc à vous faire opérer à coeur ouvert aux soins d'un docteur qui n'a aucun diplôme ou formation et ce dans une grange au lieu d'un hopital. C'est un peu dramatique comme parallèle mais il vaut tout de même la peine d'être fait.

Rappelez-vous que si vous suivez ces cours, ne vous attendez pas à une grande qualité et même si c'est pour votre plaisir, il vaut mieux faire affaires avec une école établie. Cette école vous offrira :

- Vestiaires sécurisés.

- Une salle adéquate et une disponibilité 7 jours sur 7.

- Une atmosphère latine.

- Un système de son professionnel.

- Ils seront sûrement mieux qualifiés que les autres professeurs cités plus haut.

- Des cours structurés par niveaux plusieurs fois par semaine.

- Des pratiques libres ou supervisées.

- La possibilité de payer par carte de crédit ( Visa, Mastercard etc. )

- Une stabilité et une tranquilité d'esprit pour votre futur développement ( niveaux avancés )

ETC.

PAS SI MAL POUR 30$ ou 40$ de plus non ??

Je n'ai jamais rien eu de gratuit en danse. J'ai payé pour tous mes cours et je n'ai jamais été déçu car je faisais affaires avec des professionnels reconnus.

Si vous voulez apprendre, inscrivez-vous dans une école établie et cela sera le "PAS" le plus important que vous ferez en DANSE !

Si vous voulez voir de la SALSA, allez dans les BARS, les écoles de danse sont des lieux de SAVOIR et D'ÊTRE.

Stephane

vendredi 29 février 2008

MYTHE 02 : LA BACHATA EST UNE DANSE DE LIGNE --- Mythes ou légendes urbaines de la SALSA au QUÉBEC !

2e MYTHE : LA BACHATA EST UNE DANSE DE LIGNE

Wow, ici l'ignorance est à son comble. Avez-vous regardé des danseurs de "BACHATA" dernièrement dans les clubs de danse au Québec ?

Cela n'a pas beaucoup changé depuis que je suis de retour du Mexique en Mars 2000. Les gens dansent carrément de la DANSE DE LIGNE !!!

Il y a un espace assez grand pour introduire une 3e personne entre un couple tellement ils sont distants. C'est navrant car c'est une danse d'expression qui suggère la sensualité et un côté très "SEXY".

D'où cela provient-il cette manière de danser la Bachata ?

Évidemment de la même source que la plupart des problèmes observés : des professeurs ou supposés professeurs qui ont enseigné cette danse, qui ensuite en le dansant ainsi on eu un impact sur une autre, qui a copié et ainsi de suite... Un Mythe !

Pourquoi descendre le standard et l'expression à un stade aussi bas ?

Je crois que les professeurs ont à la base de très grosses lacunes de compétence et de gestion. Il y a tellement de gens qui enseignent la danse qui n'ont aucunes compétences. Ces personnes font partie parfois d'écoles mais la plupart du temps, ils sont dans un autre contexte : Les fameux cours gratuits ou les cours que vous payez 5$ ou 10$ avant une soirée.

Il leur manque l'essentiel car après tout, il faut juste savoir comment danser près d'une autre personne d'une manière acceptable et sociale. Il existe une manière de positionner son corps pour guider et ne pas créer de malaise... Si le professeur n'est pas formé, il ne le sait pas.

LES LACUNES OBSERVÉES :

- les professeurs ne savent pas bien danser la BACHATA à la base. Ils maîtrisent mal les transitions et ne savent pas expliquer les mouvements corporels.

- Les écoles n'équilibrent pas leurs classes ( même nombre d'hommes que de femmes )

- les personnes qui enseignent avant une soirée de danse n'ont pas les mêmes buts qu'un vrai professeur. Ils sont là pour vous passer des mouvements rapidement. Ils ne se préocupent pas de l'impact de montrer n'importe quoi. On tourne les coins ronds car l'intéret est d'empocher le $$ de cette soirée là et pas de rendre une personne compétente à danser correctement. Vous leur faites confiance aveuglément parce qu'ils sont dans la place mais ils ne font que reproduire les mythes et en bout de ligne, vous dansez mal... C'est cher payé 5$ ou 10$ la soirée pour n'avoir que de mauvais réflexes et habitudes...

- Les écoles priorisent le développement individuel au lieu du "LEAD AND FOLLOW"



A) Les professeurs ne savent pas bien danser la BACHATA :

Combien de professeurs croient dur comme fer que la Bachata se danse 1,2,3,4 5,6,7,8 Alors que c'est faux ?!

La Bachata se compte : 1,2, 3et4 5,6, 7et8 ! C'est une énorme différence dans l'expression du corps. Je le prouve à chaque cours de BACHATA que je donne à mon Studio de Laval.

Avez-vous vus ces danseurs qui semblent recevoir une décharge de 10,000 volts quand ils dansent leurs hanches en Bachata ? Un gros mouvement "sec" !

Une élève qui a fuit une école douteuse et qui s'est réfugiée chez nous depuis un bon bout de temps maintenant me confiait qu'on lui a expliqué que le mouvement de hanche en BACHATA était comme "FERMER UNE PORTE DE CHAR AVEC SA HANCHE". Hum... Je commence à comprendre pourquoi la BACHATA est pauvre au Québec si les professeurs expliquent les mouvements de corps ainsi...



B) Les écoles n'équilibrent pas leurs classes :

Depuis l'ouverture de Salsa Laval, il y a 7 ans, j'équilibre mes classes. Même nombre d'hommes et de femmes quitte à refuser des gens. Je vois là une question de qualité et le besoin constant de la FEMME à avoir un "ressenti" afin que celle-ci se développe correctement.

Mais au Québec on montre aux FEMMES à danser comme des HOMMES. Elles sont souvent acceptées en nombre plus grand que celui des hommes. En fait il m'est arrivé d'avoir des témoignages qu'elles sont des fois 15 ou 20 pour 3-4 gars.

Comment alors procèdent ces écoles qui offrent peu de qualité ? La solution magique voyons... LA ROTATION !

Oui... Oui... 12 femmes ne dansent pas ( elles dansent seules ) pendant que 3 dansent. Les gars sont dans le "jus" à faire danser toutes ces femmes. Le "ressenti" final après un cours est quasi "nul" et les gars se sentent exploités et développent peu de "LEADERSHIP" car ils n'ont même pas le temps de "CONNECTER" avec leurs partenaires.

C'est la pire arnaque ! Car en plus de payer leur cours comme les autres élèves, certaines écoles vont même à charger plus cher aux personnes seules... Déplorable !



C) Les personnes qui vous enseignent avant une soirée de danse :

Ces personnes qui ne sont pas propriétaires du CLUB ou du BAR, et investis dans une vraie école de danse qui a pignon sur rue, ne sont probablement pas des professeurs de danse.

Tout professeur digne de ce nom, ( pas un transfuge qui a un "job" de jour ou ceux qui se proclame "prof" en moins de 5 ans ou autres cas bizarres... ), a une école avec pignon sur rue et ce probablement depuis des années.

Ceux qui ne sont pas de cette catégorie vont vous enseigner et vous ne les reverrez plus dans moins de 6 mois. J'en ai tellement vu à Laval, j'en verrai probablement encore mais croyez moi, ca ne tiens pas la route. Ni leur formation, ni leurs capacités, ni ce qu'ils vous offrent.

Ils vous attirent par des cours gratuits ou payables au cours, et HOP ! vous êtes fait !

Pour mieux danser, ce n'est pas la formule qu'il vous faut, ou, vous découvrirez dans cette rubrique tous les mythes que vous aurez acquis, cela je vous le jure !



D) Les écoles priorisent le développement individuel au lieu du "LEAD AND FOLLOW"

Or, quand une classe est non équilibrée : Les "femmes" dansent seules. Le résultat final est de la danse de ligne car elles ne comprennent pas leurs rôles dans le jeu des suggestions de mouvements.

Pour masquer leur manque de gestion ou leur incapacités, les professeurs en rajoutent en séparant les hommes et les femmes constamment !

Nous ne sommes pas sorti d'affaires... Pour ajouter à l'insulte, ils séparent les élèves et leur montre leur routine de pas pour ensuite les remettre ensemble... Si on désire mêler quelqu'un c'est la chose à faire... Il peut arriver qu'un pas soit plus problématique, et que le besoin de séparer soit là pour un court instant, mais le sens profond de la danse est le "LEAD AND FOLLOW".

LE RÉSULTAT :

Les élèves dansent "face à face" sur une ligne droite, ils ne dansent rarement en cercle tous les deux en même temps ( je dis pas "tourner", je dis danser en cercle ), ils sont séparés et chacun des mouvements est soit un tour à l'intérieur ou à l'extérieur.

Aucune expression dans le haut du corps. Seulement cette fâcheuse habitude du mouvement "sec" de hanches sur les 4 et 8. Même les élèves en danse de ligne sociale paraîssent mieux que cela !

TÉMOIGNAGE :

J'avais l'habitude, il y a quelques années d'aller au Moomba de Laval lors des soirées latines le mercredi. J'y allais mais je voyais les professeurs de d'autres écoles m'observer comme on observe un plat de nourriture quand on a très faim. Ils analysaient ce que je faisait pour reproduire, frondeurs : Ils prenaient des notes !!!...

C'est pathétique de ne pas avoir de mentor ou de formation. Il y en a même un qui a finit au bout de 2-3 semaines à comprendre comment je faisait un mouvement : Tout juste, il me filmait pour me regarder au ralenti...

Pourquoi ne pas m'avoir demandé ? J'aurais expliquer comment faire... mais non ICI AU QUÉBEC, pour la plupart des faux professeurs, c'est la COPIE qui prime parce qu'après tout, il s'agit d'apprendre le plus vite possible et essayer de voler de la clientèle légitime.

Je ne suis pas "flatté" ce cette attitude, au contraire. J'y vois de la "mesquinerie" plus que de la franche camaraderie entre supposés collègues.

Je récupère tant de clientèle frustrée de s'être fait avoir par un faux professeur. Il est difficile de "casser" de faux réflexes... je ne vous le souhaite pas !

CONSEILS :

Pour bien danser la Bachata, il faut connecter avec son ou sa danseuse. Je dirais être collé constamment sur les pas de bases, même avec une personne que vous ne conaissez pas. Le gars devrait guider de cette manière.

Apprendre la BACHATA de vrais professeurs afin que vous ayiez tous les aspects de cette danse. J'ai 6 sessions de 8 semaines uniquement de BACHATA à SALSA LAVAL, en plus des bases habituelles. De quoi vous démarquer et ne plus ressembler à un "bâton" quand vous dansez la Bachata !

Stephane

mercredi 27 février 2008

Mythes ou légendes urbaines de la SALSA au QUÉBEC ! --- MYTHE 01 : LE PAS DE BASE

Bonjour !

Je signe aujourd'hui le début de ma toute nouvelle chronique de Salsa. Les mythes ou histoires populaires transmises de bouche à oreille ou encore les légendes urbaines du pourquoi on fait cela ainsi... Il y en a de très grosses et moi je prends cela comme une ERREUR de formation ou encore une IGNORANCE du milieu ou de la SALSA.

Or l'ignorance dans le domaine de la SALSA au Québec est à un niveau assez élevé dirais-je. Nous sommes 10 à 15 ans en retard sur ce qui se fait de mieux dans cette danse en terme de "communauté" et non pas en termes d'individus. Certaines personnes sont bien de leur temps alors que d'autres véhiculent encore des idées fausses ou inventent carrément des trucs pour appuyer leurs anciennes erreurs ou parce qu'ils ne peuvent plus reculer de peur de perdre la face... Ceux là se meurent tranquilement si ce n'est qu'ils ont déjà disparus.

De tous les mythes ou légendes urbaines de la SALSA, un des plus gros est le PAS DE BASE.

LE PAS DE BASE :

Il faut avouer que c'est plutôt comique pour un professeur d'une école de danse de dire à un élève qu'il existe 4 pas de base pour la SALSA.... Juste le mot "pas de base" définit qu'il n'en a qu'un ! non ?

Or, plusieurs écoles enseignent des pas que les GÉO eux-mêmes enseignent quand on se paie un voyage dans le sud à bon marché... Le GÉO est là pour distraire les matantes et les mononcles pas pour enseigner la danse. Si je prends juste ma troupe professionnelle au PANAMA au PLAYA BLANCA BEACH RESORT de PANAMA CITY ( LES HOMEBOYZ ), ils ne vous enseigneront pas, 4 pas de bases ! Ils sont de vrais danseurs...

Pourquoi alors plusieurs écoles de danse au Québec enseignent ces choses bizarres ?

1. Parce que les dirigeants de ces écoles mélangent la Salsa Cubaine, La Salsa Colombienne, La Salsa New York et la Salsa Los Angeles.

2. Parce que c'est facile et ils pensent qu'ils enseignent à des "déficients" plutôt qu'à des "débutants".

3. Parce qu'ils veulent que cela prenne du temps à ce que vous compreniez comment bien danser ( $$$ pour eux ! )

4. Parce que la plupart ne sont pas de vrais professeurs de toute manière et ils veulent garder leurs élèves dans un standard très bas pour leur propre complaisance.

5. Parce qu'ils ont appris de cassettes vidéos ou de l'internet et que ces choses-là sont diffusées à qui mieux mieux, c'est un qui copie l'autre qui pense que c'est bon et qui se fait copier à son tour... ( UN MYTHE, UNE LÉGENDE URBAINE )

Le pas de base en SALSA N'EXISTE PAS... Pourquoi direz-vous ?

Vous l'appelez comment le pas de base ? Le pas de base MAMBO n'est-ce pas ?

Alors si vous l'appelez "le pas de base MAMBO" c'est que c'est le pas de base du MAMBO ! Pas le pas de base de la SALSA...

Et d'où proviennent les 3 autres pas de bases enseignés ??

Je dirais qu'il y a emprunt d'un pas commun vu en "Salsa Cubaine" pour les pas arrières en angle de 45 degrés, d'un pas de côté emprunté de la "Salsa Colombienne" et le reste c'est de la danse sociale ou du n'importe quoi...

Si une école vous enseigne cela, ELLE VOUS RIT AU VISAGE ET VOUS PREND POUR UN IMBÉCILE.

À la rigueur, le pas de base MAMBO est un STANDARD "FEMME" d'automatisation de ses propres pas pour être capable de danser avec les hommes de toutes personnalités.

Le pas de base "MAMBO" pour la "FEMME" n'est même pas rectiligne mais avec des "point out". Les pas sont dirigés en 45 degrés à l'extérieur. Je dirais de plus, que ce ne sont pas des pas finalement, mais des rotations de hanches et de corps pour pousser sur les pas...

On enseigne habituellement le PAS DE BASE MAMBO pour développer des réflexes chez la femme mais il ne devrait pas être utilisé par l'homme car cela nuit à son développement. L'homme n'est pas obligé de suivre un quelconque schéma de pas de base. Vous vous rappelez, il n'y en a pas de pas de base...

Un homme qui fait des pas de base MAMBO, est sur un automatisme qui tue sa personnalité, et ca le rend machinal au point où à un moment donné, il ne peux plus dissocier ses bras de ses jambes tellement le réflexe l'empêche d'être naturel.

Ce n'est pas parce que l'on est MACHINAL que l'on est un "BON DANSEUR", tout juste je dirais que la personne "NAGE" pour ne pas "CALER" car elle ne sait pas faire du sur place alors, elle va se noyer... Voyez où je veux en venir ?

Flotter est plus important que savoir nager, c'est moins fatiguant et au moins on peut réfléchir et voir devant soi pour adopter la meilleure posture et/ou attitude pour guider sa partenaire. On a du style ou du moins du temps pour le faire et on paraît mieux que de continuellement faire des pas devant-derrière... non ?

CONCLUSION DU 1er MYTHE :

Les 4 pas de bases tuent le NATUREL du danseur et le remplace par une CHIMÈRE de ROBOTISATION afin de lui donner une FAUSSE CONFIANCE car on ne veut pas s'attarder à bien développer son élève... L'instructeur qui montre ca, ne veut pas se casser la tête et veut empocher son $$ le plus vite possible à faire le moins d'efforts possible. Il s'assure ainsi que l'élève sera à son crochet longtemps à moins que cet élève voit clair et se dirige vers une école qui développe réellement ses danseurs sans leur mentir en plein visage impunément.

Je trouve "PLATE" les danseurs qui sont dans ce moule-là, ils ne rit pas, ils sont captivés par les "moves" et ils n'ont aucune personnalité. Alors à vous de décider si vous embarquez dans ce MYTHE ou encore si vous en DÉBARQUEZ... Pour en débarquez, je peux vous aider !

Mon école est contre ce mythe évidemment...

Stephane

jeudi 21 février 2008

Rythme de la salsa et représentation de cette danse latine

Comprendre le rythme de la musique sur laquelle nous dansons c'est primordial afin de créer un bel atmosphère avec son ou sa partenaire.

Il y a du moins un différence à comprendre et suivre obligatoirement ce rythme. Mais pourquoi aller contre le rythme ?

Parce que l'essence même de la danse est une belle représentation artistique sur la musique...

La représentation englobe :

1. Savoir relaxer :

Tout mouvement un tant soit peu forcé affecte le style du danseur. Souvent on dit qu'il y a exagération ou que le corps ne suit pas le mouvement guidé ou suivi dans son ensemble. Le ou la partenaire a l'air "raide" et "droit" sur le plancher de danse et/ou la femme ne fait aucun style de bras/de hanches ou pire, elle ne veut pas en faire...

2. Laisser le droit à l'erreur et en rire :

Le stress de réaliser la technique dans un environnement précis est une préocupation de plusieurs danseurs, ils aiment ca, donc ils veulent réussir... N'en faites pas trop...

3. Maîtriser l'environnement :

Les planchers de danses sont souvent étroits. Il y a peu d'espace ou encore les planchers sont corrects mais il y a 2000 personnes sur celui-ci...

4. La cohésion ou fusion des danseurs :

Rien de plus laid qu'un gars qui essaie de faire exécuter une technique trop difficile à sa partenaire. Respectez le niveau de la personne avec qui vous dansez !

Regardez-vous et danser aussi pour votre partenaire...

5. Le dosage :

Messieurs laissez à votre partenaire le temps de faire un "reset" et ne pas la bombarder de "tours" à exécuter ou faire variations par dessus variations. Vous êtes aux commandes mais n'appuyez pas toujours et tout le temps sur les boutons... La partenaire n'est pas une machine !

Si la partenaire n'a pas le temps de s'exprimer, vous placez le focus sur vous et oubliez de fait que vous êtes 2 à danser...

6. Rester simple :

Ne jamais essayer de faire des mouvements que vous ne maîtrisez pas ! Je ris encore du gars au 6/49 qui a essayé de faire passer sa partenaire entre ses jambes juste parce que je venais de le faire...

Il l'a échappé ( la femme est tombée et s'est fait mal ) mais ce n'est pas tout, FRUSTRÉ de cela, il l'a laissé en plan sur le plancher de danse préférant sûrement éponger ses larmes aux toilettes... Pauvre fille... Cet exemple est vrai !

7. Rester soi-même :

N'essayer pas de voler le style à quelqu'un... C'est une question de personnalité et cela se voit quand vous ne faites pas 1 avec vous-même...

8. Respecter les autres :

Au prix de réaliser une technique, ne mettez pas le chaos sur le plancher de danse en poussant les autres ou en les percutant sans arrêt... Habituellement, le bon danseur tolèrera jusqu'à une certaine limite et ensuite il usera de ses capacités pour vous faire passer un mauvais temps sur le plancher de danse.

Ce n'est pas difficile de comprimer l'espace à un danseur et le forcer à s'arrêter et du même coup le déconcentrer.... Alors soyez gentils !

C'est tout cela la représentation ?

Oui ( en partie ), il y a d'autres facteurs mais l'essentiel est présenté.

LE RYTHME :

Avec le travail de bien représenter notre passion, le rythme étant un facteur pouvant l'affecter, il va de soi que nous devons y apporter un soin précis.

Moi personellement je fais sur la musique rapide un rythme aux 2/3, ce qui veut dire que je réduis la vitesse de 100% à 66%. à toutes les 3 phrases musicales j'appuie mon "1" au sol de manière précise.

C'est naturel pour moi, je n'y penses pas car je suis branché sur la musique.

C'est une notion individuelle et je ne l'ai jamais enseignée à qui que ce soit mais je vois de plus en plus d'intérets envers cela car je donnes un effet "COOL", "DOUX" et "RELAXE" sur la musique.

Je ponctue aussi avec des effets vifs et des tours rapides pour la fille afin de créer des variantes qui accrochent l'oeil...

Personne ne m'a non plus enseignée cette technique, c'est de la pure invention tirée de mon style personnel. Grand amateur de TANGO ARGENTIN, la source de mon style est là !

Ce qui me fais dire en terminant que vous pouvez aller 50% plus lentement ou 60% plus lentement en autant que la représentation de la danse est parfaite... Façonnez votre technique pour l'ajuster et soyez différent des autres...

Mesdames, vous suivez le partenaire masculin et la musique en FREESTYLE.. Vous êtes le petit wagon qui est tirée par la locomotive sur les rails de la musique... Or, suivez votre partenaires dans les effets qu'il crée. Vous vous améliorerez et en plus vous pourrez souffler un peu !

à Bientôt.

Je veux danser la salsa mais quel style adopter ?

Bonjour à tous,

Apprendre à danser la salsa, c'est très actuel mais quel style dois-je faire ???

Cette question m'a été souvent posée. Il existe fondamentalement 3 styles de danse Salsa. Le style Cubain, le style New-Yorkais et le Style Los Angeles.

Le style cubain vient des régions situées près de Cuba, un style naturel tout à la fois simple et amusant. Il permet de danser à plusieurs couples comme en partenaires. Les mouvements sont souvent chorégraphiées en groupe *Salsa Rueda* et en partenaires ils sont plus personnels.

Le style New-Yorkais fût créé par les portoricains qui ont déménagés dans les quartiers de New York. Ils ont donc apporté avec eux, un relant de leur traditions et de leur passion. Un style linéaire et plus structuré où des éléments de danses sont identifiés afin de les reproduire. Ce style exploite une musicalité dansée sur la "CLAVE" un rythme situé à l'arrière du chanteur, un rythme de base. SALSA !-SAL-SAL-SAL- SALSA ! décrirait bien ce rythme. On appelles donc cela, danser sur le 2 ( on 2 ).

Le style Los Angeles est l'évolution du style New Yorkais. Il exploite une base linéaire mais a su y ajouter des mouvements fluides et très circulaires. L'impact visuel et le dynamisme est alors totalement renforcé.

C'est un style accrocheur et actuel. Une salsa de passionnés qui permet à la salséra et au salséro de s'exprimer individuellement et en couple par le biais de variations modernes. Souvent les mouvements ont un attrait visuel du genre : un style ralenti pendant que l'autre partenaire suit un rythme plus rapide, des mouvements acrobatiques ( certains le sont ! ), un style de bras évolué pour la femme ( ladystyling ), et un non-conformisme du pas de base pour des jeux de pieds naturels et percutants.

Le Style Los Angeles n'est enseigné que dans une seule école au Québec : SalsaLaval ou SALSA LAVAL.

Cette école existe depuis 7 ans et a su faire évoluer les mentalités au point où beaucoup de danseurs de Salsa New York ont transités ou copient les mouvements de Salsa Los Angeles.

Ce style permet une totale compatibilité avec la Salsa New York, à la différence que c'est sur le 1 ( ou sur la musique ) que les danseurs s'exécutent. Cette notion n'est toutefois pas importante car tous les danseurs du Canada et de près de 90% du monde, dansent sur le 1.

Donc, les danseurs de Salsa New York d'ici n'ont jamais respecté la musicalité de leur style et ont adoptés depuis fort longtemps ( sinon depuis les débuts, la musicalité du style Los Angeles ) car la plupart ne comprennent pas ce qu'est le On2 même ceux qui l'enseigne... !!!

La Salsa Los Angeles gagne donc du terrain et promouvoie encore plus la salsa de haut niveau. Pas étonnant que les élèves soient de classe de plus en plus jeune, son dynamisme est accrocheur !

En résumant, la Salsa Los Angeles est l'avenir de la SALSA dans le monde. Elle permettra une recherche plus spectaculaire de cette danse et offrira aussi un second souffle aux danseurs fatigués de toujours faire des chorégraphies où tout le monde danse exactement pareil...

CHRONIQUES ET INFORMATIONS UTILES SUR LA SALSA !

Bonjour !

Je me propose par cette rubrique à offrir des conseils sur la manière d'évoluer dans la communauté salsa et aussi apporter des critiques sur ce que l'on voit habituellement sur les planchers de danse.

Corriger les attitutes et les attentes, développer un bon sens du rythme et du plaisir à danser, casser les mythes de la danse et apporter qui sait... un souffle nouveau sur votre vision de la salsa !

Je commence donc par reprendre 2 articles clés que j'ai écrit il y a quelques années. Si vous ne les avez pas lues, commencez par cela et j'ajouterai périodiquement de nouvelles chroniques !

Au plaisir !

Stephane

École de danse Salsa Laval

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